Je suis allée voir pour vous Godzilla version 2014

J’ai pu voir ce week end le dernier film de Godzilla (en 2D) qui est sortie le 14 mai. Oubliez l’hérésie sortie par les américains en 1998, cette version 2014 est bien meilleure et respecte les codes des films de kaiju (怪獣 – monstre géant/ bête étrange). Voici ce qu’on peut en retenir – garantie sans spoiler!

godzilla_2014_poster

1- Visuellement le film est beau

Aussi curieux que cela puisse paraître, malgré la thématique de film de monstres, on est loin de la série d’explosions toutes les 2 minutes, de la caméra qui bouge non-stop, et du montage énergique… Ici on prend son temps. Le gigantisme des monstres est très bien rendu par les longs plans, le réalisateur pose ses personnages avant de se lancer dans l’action, et on a droit à des scènes joliment filmées. Mes scènes coup de cœur ? Le saut en parachute visible dans le teaser et la découverte du nid. Le réalisateur britannique, Gareth Edwards, est une personne à suivre ! Il fera d’ailleurs parti des réalisateurs travaillant sur les futurs films et séries Star Wars.

2- Le film respecte la franchise

Contrairement au film de 1998, ce film de 2014 est une co-production americano-japonaise. Fini la licence massacrée, ici on respecte la franchise impressionnante de Godzilla : 60 ans d’existence et 30 films en comptant cette version de 2014 ! Au Japon, le film de kaiju reprend les codes suivants : la créature est un ancien super-dinosaure endormi, qui est réveillé par la destruction de la nature par l’homme (essaie nucléaire, exploitation des ressources naturelles à outrance…). La créature a un pouvoir de destruction de masse, devant lequel l’homme ne peut rien, même en utilisant les armes les plus sophistiquées ou les plus destructives.

Le kaiju n’est pas forcément vu comme une entité maléfique, mais plutôt une créature des temps anciens, un dieu de la nature qui remet l’homme à sa place. Ces thématiques sont très proches du shintoïsme (religion la plus ancienne au Japon) et reflètent également le traumatisme qu’a subit la population japonaise après les bombardement d’Hiroshima et Nagasaki. Dans cette version de 2014, toute cette symbolique est respectée, le film commençant par le réveil d’une créature dans une mine d’extraction d’uranium aux Philippines, et une catastrophe dans une centrale nucléaire au Japon (on notera le parallèle avec la catastrophe de Fukushima).

3- Un casting varié

Autre avantage d’avoir une co-production americano-japonaise, nous avons droit à un casting international On notera la présence Juliette Binoche (cocorico), Bryan Cranston (le père de Malcom in the Middle et l’anti-héro de la série Breaking Bad), Aaron Taylor-Johnson (le héro de Kick-Ass !!??), Ken Watanabe (Inception, Le Dernier Samourai, Batman Begins, Mémoire d’une Geisha…qui joue le Dr Serizawa, les fans de Godzilla apprécieront la référence). On voyage aussi beaucoup dans ce film, et j’apprécie de voir les acteurs, même américains, parler un peu japonais.

4- Au final, c’est à voir ?

Pour être honnête, ce n’est pas le film de l’année. Le personnage principal joué par Aaron Taylor-Johnson est un peu fade, et Ken Watanabe est sous-exploité. Le film est très lent au début, cela peut perdre un peu les spectateurs. Certains design s’inspirent trop de Cloverfield. Mais j’ai apprécié le visuel, les beaux effets spéciaux, le fait que la créature soit “cachée” et seulement visible par bout. J’aime le look de Godzilla, bien plus proche de l’original que la version “post Jurassic Park” du film de 1998. On a aussi un sentiment de danger assez prononcé : il y a des dégâts collatéraux pendant tout le film. C’est un bon divertissement et cela sera toujours mieux que l’infâme version de 1998.

Vous ne vous souvenez pas de la version de Roland Emmerich ? Regardez le “Honest Trailer” ci-dessous (en anglais) et filez plutôt voir la version qui vient de sortir.

 

J.P Nishi : le regard d’un japonais sur Paris

J’ai eu la chance d’avoir énormément voyagé, et je ne me lasse pas du regard que portent les étrangers sur la France. La mode, le chic, le raffinement, la gastronomie, première destination touristique du monde, voilà de quoi gonfler notre égo ! Pourtant rien de mieux que d’avoir la vision d’étrangers sur tous nos travers pour ne pas avoir la grosse tête. On a tellement à apprendre de nos visiteurs et invités ! Pour avoir vécu en Angleterre et être allée régulièrement aux USA, je lis avec délice les livres écrits par les anglo-saxons sur la société française et les parisiens (on ne se refait pas). Alors quand un japonais s’essaye à l’exercice, je ne peux que foncer ! Voici Jean-Paul Nishi et sa vie à Paris !

JPNishi

NISHIMURA Taku est un jeune mangaka. Fasciné par la BD franco-belge, il décide de partir en France pour devenir assistant auprès d’un “maître”. Problème, au Japon les mangaka ont souvent un ou plusieurs assistants, mais ce statut n’existe pas en France ! Pas de soucis, Taku vient quand même à Paris, trouve une chambre de bonne, un poste de vendeur dans la plus ancienne épicerie de Paris, et suit des cours de français. Ainsi va commencer sa vie de jeune japonais dans la capitale ! Découverte de la coutume de la bise (comme c’est compliqué !), les marchés aux puces, le choc de sa première Japan Expo, l’administration française, notre poste, sa visite de Marseille…Le jeune Taku n’est pas au bout de ses surprises ! Trois livres sont déjà sortis, le dernier, il y a seulement quelques jours ! Alors vous aussi, amusez-vous à lire les aventures parisiennes de Taku !

Vous n’avez qu’à cliquer sur les images ci-dessous pour vous procurer ces BD !

A nous deux Paris

Paris, le retour!

Paris, toujours!

Faire le tour de la cuisine japonaise autrement !

Dans la cuisine japonaise, on connait les classiques sushis et autres plats à base de poissons. Par le biais de ce blog, j’espère vous faire découvrir d’autres pans de cette cuisine si riche. Voici également deux livres que j’apprécie beaucoup sur la cuisine japonaise, et qui traite aussi bien du classique que de la cuisine plus accessible.

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L’évasion culinaire au Japon est un petit livre dont le premier tome est sorti en 2013 et le 2e tome vient de sortir. Il s’agit d’une présentation de plusieurs plats traditionnels japonais, en fonction des régions : soba de Tôkyô, nabe d’Hokkaidô, viande pannée d’Ôsaka… Il y a ensuite une partie que j’aime beaucoup qui est une présentation d’aliments qu’on trouve en grandes surfaces au Japon et qui sont plus fous les uns que les autres. La dernière partie du livre propose des recettes de cuisine familiale ou de rue …Cela change des traditionnels livres sur la haute gastronomie. Voici de quoi découvrir un autre facette de la cuisine japonaise.

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L’Evasion culinaire au Japon

L’Evasion culinaire au Japon 2