Festival d’Angoulême : Rencontre avec Matsumoto Leiji

Je n’ai pas pu aller à la conférence de la Maison de la Culture du Japon à Paris,  mais j’ai eu la chance de partir à Angoulême pour le 40e Festival International de la Bande Dessinée. Matsumoto Leiji (松本 零士) était l’invité d’honneur pour fêter ses 60 ans de carrière (quand même)! Les vidéos n’étaient malheureusement pas autorisées, mais voici les grands points développés lors de cette conférence.

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1- Influences et origines de ses œuvres

Que ce soit le personnage du pirate de l’espace Albator (Harlock en VO), ou la mystérieuse Maetel de Galaxy Express 999, Maetelcomment Matsumoto a-t-il créé ses personnages? A partir de personnes connues ? De lectures ? En fait, c’est le hasard, des actrices de cinéma japonais et français, et sa famille qui lui ont donné l’inspiration.

Par exemple, d’où vient le nom d’Harlock ? Il s’agissait du bruit des sandales de Matsumoto étant jeune, lorsqu’il longeait la voie ferrée pour aller à l’école. C’était une période difficile, et ce bruit familier était répété comme un mantra par le jeune Matsumoto, pour se donner du courage et persévérer malgré les difficultés. Pour les vaisseaux, c’est son père aviateur et sa passion pour les avions qui ont compté. Le frère de Matsumoto n’est pas en reste, il est devenu ingénieur en aéronautique ! Matsumoto n’hésite pas d’ailleurs à solliciter son frère pour le design de vaisseaux !

marianne-jeunesse-julien-duvivier-1955Pour ses personnages féminins, il y a plusieurs influences. Déjà Matsumoto a pour idéal féminin les femmes douces et aimantes, mais qui cachent un sacré caractère si elles s’énervent : comme sa femme et sa fille nous confia-t-il ! Autre influence, assez connue par les fans de Matsumoto : la femme habillée en noir, blonde et mystérieuse, viendrait de Marianne de ma jeunesse, un film français de Julien Duvivier de 1955. Ce film, qu’il a vu tout à fait par hasard, dans une salle d’art et d’essai de Tôkyô, avec les derniers yens qu’il avait en poche, l’a énormément marqué.Ancêtre Matsumoto

Les dernières influences concernent le design des personnages féminins. Il s’est surtout inspiré d’une grande actrice japonaise de l’époque. Plus curieux, il y a à peine 10 ans, il a retrouvé une photo d’une de ses aïeules : Takako Mise. Il s’est aperçu qu’il avait toujours dessiné les femmes comme cette ancêtre qu’il n’a jamais connu ! Pour Matsumoto, dessiner ce type de femme, c’était forcément dans ses gènes !

2- Ses premiers manga

Nous avons eu la chance exceptionnelle de voir des planches des premiers manga de Matsumoto, qu’il a dessiné lorsqu’il était à l’école primaire et au collège.

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Son style de dessin lorsqu’il était jeune ressemblait beaucoup à celui de Tezuka Osamu (le Dieu du manga, auteur d’Astro Boy), ou à celui de Disney, qui ont été ses premières références.

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Ses professeurs étaient apparemment très compréhensifs et laissaient le jeune Matsumoto dessiner en classe. Certaines planches ont ensuite été publiées dans le journal de son école.

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Il commence dés cette époque à dessiner de jeunes femmes mystérieuses, bien avant de visionner Marianne de ma jeunesse. Des croquis rares et précieux qui ont enchantés les fans présents.

3- Pourquoi seulement de la science fiction en France?

Une autre question a également été posée : pourquoi, malgré l’œuvre très hétéroclite de Matsumoto, seules ses œuvres de science fiction sont arrivées jusqu’à nous ? En effet, tout le monde connait Albator, Galaxy Express 999, voire Space Battleship Yamato ou La Reine du Fond des Temps pour les plus pointus. Pourtant, Matsumoto a testé d’autres genres comme : la biographie (Otoko oidon – 男おいどん), le manga sur la musique et les compositeurs (L’Éternel Allegretto, Bruno Walter ou Herbert Von Karajan), le manga de samurai (Jijo Eiyuuden – 児女英雄伝), ou le manga horrifique (Shinkiro Kitan – 蜃気樓綺譚).

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Pour Matsumoto c’est une raison toute simple. Il trouve que la science fiction est une thématique universelle, qui passe partout. Ses autres œuvres ont des références plus obscures, peut être, pour le public étranger. Le message ou les références ne seraient pas forcément comprises, à moins d’être un passionné. Bref, pas de future publication de ces manga en France. Dommage pour les fans!

4- Message transmis à la jeunesse

Le personnage d’Albator ou de Tetsurô Hoshino sont des jeunes hommes, sans famille, poussés par un idéal plus grand qu’eux, et qui se battent contre des obstacles qui semblent impossibles à franchir. Albator est considéré comme un renégat et un traitre par le gouvernement terrien, qui est sourd devant la menace des Sylvidres. Tetsurô veut venger le meurtre de sa mère en s’attaquant au Comte mécanique. Ce dernier est immortel, car un androïde, alors que Tetsurô est un simple humain… mortel.

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Les manga de Matsumoto sont pour un public d’adolescents et de jeunes adultes, et le message que veut faire passer l’auteur est qu’il faut avoir un objectif et s’y tenir, comme le font ses personnages. Que la persévérance, le courage et la droiture sont des valeurs importantes que la jeunesse ne doit pas oublier. Rien de moins étonnant pour le petit-fils d’une femme attachée aux valeurs des samurai.

5- Et la suite?

Dans l’œuvre de Matsumoto le chiffre 999 (three nine) revient souvent. Il s’agirait d’une référence à un jeu de sabre, dans lequel l’objectif est d’obtenir 1000 sabres. En avoir 999 correspond à quelque chose d’inachevée dans la culture japonaise. Donc pour le moment, l’œuvre de Matsumoto serait incomplète. Plusieurs de ses manga ont lieu dans le même univers. Matsumoto a expliqué qu’il comptait clôturer tous ces univers avec une histoire finale qui répondrait à toutes les questions. Mais il considère qu’il doit terminer sa carrière, voire sa vie sur cette dernière œuvre. Pour lui, ce n’est pas encore le moment d’écrire cette histoire, mais le moment venu, ses fans sauront que sa fin est proche.

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J’ai énormément apprécié cette rencontre, même si je ne suis pas moi-même une fan de Matsumoto Leiji. Monsieur Matsumoto est une personne charmante et disponible pour les fans. Il n’a pas hésité à serrer des mains et à prendre des photos avec des personnes en cosplay (déguisées).

Pour finir cette rencontre, nous avons pu découvrir la bande annonce de Captain Harlock : le nouveau film sur Albator entièrement en images de synthèse.

Harlock 3D

 

Rencontre avec le mangaka Matsumoto Leiji aujourd’hui!

Leiji MatsumotoSi vous êtes à Paris aujourd’hui, je vous conseille de faire un tour à la Maison de la culture du Japon à Paris. Ce haut lieu de la culture japonaise organise une conférence avec Matsumoto Leiji (松本 零士), un mangaka extrêmement connu au Japon mais également en France. En effet, Matsumoto Leiji est l’auteur d’Albator (宇宙海賊キャプテンハーロック – Uchū kaizoku Kyaputan Hārokku), de Galaxy Express 999 (銀河鉄道999, Ginga Tetsudō Three Nine), et de Gun Frontier (ガン フロンティア, Gan Furontia).

 

Il a également été en charge du character design du clip/film Interstella 5555 : The 5tory of the 5ecret 5tar 5ystem (インターステラ5555, Intāsutera Fō Faibu), pour l’album Discovery de Daft Punk.

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Invité au 40e Festival d’Angoulême, qui a lieu du 31 janvier au 3 février, pour fêter ses 60 ans de carrière, Matsumoto Leiji profite de son passage en France pour une conférence/rencontre à partir de 18h30 aujourd’hui. Attention, cette rencontre est en entrée libre dans la limite des pla­ces dis­po­ni­bles. Profitez en!

Maison de la culture du Japon à Paris
101 bis, quai Branly dans le 15e à Paris
Métro : Bir-Hakeim (Ligne 6) ou Champ de Mars – Tour Eiffel (RER C)
Rencontre avec le mangaka Leiji Matsumoto – mardi 29 janvier 2013 à 18h30
Grande salle (niveau -3)- entrée libre dans la limite des pla­ces dis­po­ni­bles
En japo­nais et en fran­çais avec tra­duc­tion simul­ta­née de ces deux lan­gues
Durée : 2h

3 animes humoristiques pour se remonter le moral!

Raah, voici la période que je déteste le plus dans l’année! Noël est fini, et je vais devoir attendre encore une année complète avant de pouvoir remettre ça! Pas de panique cependant, voici trois animes (série télé animée, à ne pas confondre avec un manga, qui n’est que sous format papier) pour rigoler un bon coup! Cliquez sur les images ci-dessous pour avoir accès à ces séries!

1- Ranma 1/2

Oui je sais, c’est pas tout jeune! Mais qu’est-ce que cette série et son manga m’ont fait rire! Le pitch? Totalement improbable! Saotome Genma et son fils Ranma sont deux experts en arts martiaux. Suite à un accident lors de leur entrainement en Chine, Genma et Ranma sont victimes d’une malédiction. Au contact de l’eau froide, Ranma se transforme en jeunne fille rousse, alors que son père se transforme en panda! Ils retrouvent tous deux leur apparence en se versant de l’eau chaude. Comment gérer cette malédiction, quand Ranma et son père doivent rentrer au Japon, pour que Ranma se fiance avec Tendo Akane, la benjamine de la famille Tendo, qui possède un dôjô à Tôkyô? Personnages incroyables, situations délirantes et amourettes à gogo! Un must have de la mangaka Takahashi Yumiko!

  Intégrale Collector (non censurée) Ranma 1/2 de Takahashi Yumiko

2- Lucky☆Star

Cette série n’est pas encore disponible en France, mais je vous conseille fortement de vous procurer les DVD en anglais si vous maîtrisez la langue de Shakespeare, et que vous avez un lecteur DVD dézoné ou zone 1. L’histoire est assez simple. On suit le quotidien de plusieurs adolescentes au sein de leur école. Banal? Pas vraiment! La série est très drôle grâce au personnage de Konata Izumi, une otaku pur jus, qui joue aux jeux en ligne jusqu’à pas d’heure, adore faire des karaoke, et est complètement barrée. Crise de fou rire garanti! Surtout si vous comprenez toutes les références geeks de la série!

Lucky☆Star volume 1 de Kagami Yoshimizu (Attention, Import US, vous devez avoir un lecteur zone 1 ou dézoné)

3- Ouran Host Club

Voici une série pour “spécialiste”. En effet, la série se moque de tous les clichés que l’on retrouve dans les shôjo et qu’est-ce qu’on rigole! On suit la pauvre Fujioka Haruhi, qui malgré son origine modeste, réussit par ses résultats scolaires à intégrer le prestigieux lycée Ōran Gakuen. Malheureusement, elle casse un vase d’une valeur de 8 millions de yens (74.000 euros!) au sein du “bar à hôte” du lycée. Il lui est impossible de rembourser une telle somme! Pas de problème, Tamaki Suō, le président du Host Club décide de l’embaucher au sein du club pour rembourser sa dette…petit problème…les hôtes du club ne sont que des garçons…et Haruhi est une fille!

Intégrale Ouran Host Club de Bisco Hatori

Bon visionnage!

Quel manga est fait pour vous? Et lequel offrir à quelqu’un? – Partie 2: Adultes

Après avoir vu les manga qui sont destinés à un jeune public, voici ce que vous devez savoir sur les manga réservés aux adultes.

1- Seinen – le manga adulte pour jeune homme

Aujourd’hui, les librairies font bien la différence entre le seinen et les shôjo/shônen. Le seinen est un manga pour jeunes adultes, à partir de 20ans, et pour un public plutôt masculin. Ce type de manga n’est absolument pas pour les enfants, et ce, quel que soit le type de dessin, qui parfois pour des effets de décalage, peut paraître enfantin (NaruTaru ou Oruchuban Ebichu). Il  faut savoir que les japonais n’ont pas du tout la même approche de l’univers graphique que les occidentaux. Ce n’est pas parce que le support est la BD, que le public visé est forcément jeune.

Les seinen sont pour adultes à cause des thèmes abordés, parfois très sombres. Certains peuvent traiter de sujets de société ou de thématiques graves, comporter du langage ou des images crues ou contenir une certaine violence graphique. Les personnages sont souvent bien plus développés que dans les shônen ou les shôjo, plus réalistes et moins manichéens. D’autres ont des sujets assez complexes pour un jeune public et aborder des débats moraux ou philosophiques. Même si le seinen est pour un public masculin, comme pour le shônen, le lectorat peut également être féminin.

Tous le styles sont également représentés. Je vous conseille véritablement de lire des seinen. Certains sont de vraies perles au niveau graphique et scénaristique.

Lecture conseillée : 20th Century Boys (20世紀少年, Nijusseiki Shōnen) de Urasawa Naoki – 22 tomes publiés en France (série terminée)

Ce manga a remporté le Prix de la Meilleure BD 2004 du festival d’Angoulême.

2- Jôsei (女性漫画) ou le Redikomi (レディコミ) – le manga adulte pour jeune femme

Cette catégorie n’existe pas vraiment en France, vous trouverez donc ces manga dans la partie seinen d’une librairie , voir dans la partie shôjo. N’hésitez donc pas à vous renseigner auprès d’un vendeur pour être sûr d’être dans la bonne catégorie.

Le jôsei est le mix du shôjo et du seinen : des histoires d’amour la plupart du temps, dans des univers variés , avec des personnes et des histoires plus complexes que dans les shôjo. La difficulté du passage à l’âge adulte et la place de la femme dans la société sont des sujets récurrents. Un shôjo pouvant évoluer avec son public, il peut devenir un jôsei avec le temps (comme Lady Oscar par exemple – Versailles no Bara en VO).

Lecture conseillée : Bride Stories (乙嫁語り – Otoyomegatari) de Mori Kaoru – 4 tomes publiés (série en cours)

Ce manga est pour moi un véritable coup de cœur. Si vous ne devez offrir qu’un seul manga à une personne réfractaire à ce style de BD, ce serait celui là ! Ce manga a d’ailleurs remporté le Prix Intergénérations 2012 du festival d’Angoulême.

3- Yaoi (やおい) – des histoires d’amour entre hommes pour les filles

Voici un genre très particulier. Le yaoi pourrait être décrit comme une sous-catégorie de jôsei ou de shôjo. Il s’agit d’histoires d’amour, faites pour les filles, écrites par des femmes, mais décrivant des relations homosexuelles entre hommes. Ce style est très codifié. Les personnages sont souvent androgynes, avec un personnage plus viril et un personnage plus efféminé dans les couples décris. Cette catégorie est plutôt désignée sous l’appellation Boy’s Love ou BL (ボーイズラブ) au Japon.

Il existe plusieurs sous-catégorie de yaoi, plus au moins explicite concernant la sexualité. Le shonen-ai est la catégorie la plus grand public et celle qu’on retrouve le plus en France. Les relations sont platoniques ou alors la sexualité n’y est jamais dessinée. J’avoue que je n’ai jamais accroché à cette catégorie, mais ce type de manga fait un carton au Japon comme en France.

Lecture conseillée : New York-New York (ニューヨーク・ニューヨーク – New York New York) de Ragawa Marimo – 4 tomes publiés (série terminée)

Je vous préviens, vous allez verser votre petite larme à la fin du tome 4.

 4 – Yuri (百合) – Quand les filles aiment les filles

Il ne faut pas confondre le yaoi avec le yuri. Le yaoi décrit des relations homosexuelles entre hommes, le yuri décrit des relations homosexuelles entre femmes. Le genre n’existe pas en France, mais on peut trouver des éléments yuri dans certains shôjo ou yôsei publiés en France comme dans Sailor Moon ou Card Captor Sakura. Les codes sont exactement les mêmes que ceux du yaoi mais en version féminine.

Lecture conseillée : Utena – la fillette révolutionnaire (少女革命ウテナ, Shōjo kakumei Utena) de Saito Chiho – 5 tomes publiés (série terminée)

5 – Hentai (変態) et Ecchi (エッチ) – pour public averti

On commence à trouver ces deux catégories dans les rayons de librairie, mais souvent en haut des étalages et sous plastique…et pour cause ! Hentai signifie perversion en japonais. Ici il s’agit de manga interdit au moins de 16 ou de 18 ans et clairement à thématique pornographique. Le style ecchi (prononciation du H de hentai en anglais) désigne toute publication à connotation sexuelle. Bref, si vous tombez sur ces manga en librairie, ce n’est pas vraiment le cadeau discret à offrir pour un Noël en famille. Comme ce blog est tout public, vous n’aurez bien évidemment pas de lecture conseillée pour ces catégories.

Voilà! Vous connaissez maintenant les catégories principales de manga (il existe encore beaucoup de sous-catégories) et pourrez sans encombre trouver celui qui convient le plus à vos goûts ou à ceux de vos proches.

Quel manga est fait pour vous? Et lequel offrir à quelqu’un? – Partie 1: Enfants et ados

Il y a encore quelques années, lorsque j’étais encore une jeune otaku (fan de manga) dans un environnement hostile (comprendre les années 90, où la BD nippone n’avait pas bonne presse), il était difficile de se fournir en manga et de savoir lequel pouvait potentiellement me plaire. Heureusement depuis, les mœurs ont évoluées, les geeks et les otakus ont pris le pouvoir, et on peut trouver dans n’importe quelle grande chaine culturelle un rayon manga.

Mais arrivé dans la rayon, voilà qu’on se retrouve avec des appellations telle que: shônen (少年), shôjo (少女), seinen (青年), josei (女性), yaoi (やおい), yuri (百合 ) ecchi (エッチ)… Quel bazar pour le néophyte! Pas de panique! Chaque style décrit précédent est en faite une appellation qui permet de déterminer, quel type d’histoire ou pour quel public, un manga est destiné. Vous allez devenir un pro des catégorisations et vous éviterez de faire quelques impaires. Aujourd’hui, vous saurez tout sur les manga pour enfants et jeunes adolescents.

1- Kodomo (子供) – littérature enfantine

Oui, vous êtes choqués! Mais il existe bien des manga spécialement destinés aux jeunes enfants. Non, il n’est pas toujours question de super héros ou de robots géants dans les manga, le tout sans violence, ni petites culottes (les stéréotypes ont la vie dure). Les kodomo manga sont pour un public allant des tout-petits jusqu’à l’âge de 8 ans. C’est parfait pour la petite sœur ou le petit cousin, sans effrayer les parents.

Lecture conseillée :  Chi – une vie de chat (チーズスイートホーム – Chi’s Sweet Home) de Kanata Konami – 9 tomes publiés en France

2- Shônen (少年) – aventures pour jeunes adolescents

Le shônen est sûrement la catégorie la plus représentée dans nos rayons de librairie. Tout le monde a au moins déjà vu dans les grandes enseignes un manga de Dragon Ball. Les codes du shônen sont assez simples : un groupe de héros sont soumis à des épreuves et parviennent par leur amitié, leur détermination et leur courage, à dépasser leurs limites et à abattre tous les obstacles. Le public visé est assez large, mais on pourrait le situer entre 10 et 20 ans.

Veuillez cependant noter que certains shônen sont de vrais romans fleuves (52 tomes pour Dragon Ball, 62 tomes pour Naruto avec une publication toujours en cours depuis 13 ans!). Un manga shônen peut donc évoluer avec son public et ensuite devenir plus sombre ou pour un public adulte. Commencez donc toujours par choisir les premiers tomes, si vous devez offrir un shônen à un jeune adolescent ou à un pré-ado.

Les domaines décrits dans les shônen sont assez larges. Les histoires peuvent se dérouler dans le domaine du sport (Olive et Tom – Captain Tsubasa en VO), reprendre les codes des romans d’aventures (Fly – Dragon  Quest – Dai no daibōken en VO), les super héros dans un domaine fantastique (Les Chevaliers du Zodiaques – Saint Seiya en VO), le polar (Détective Conan – Meitantei Konan en VO)…

Les shônen sont plutôt pour un public de garçons, mais il n’est pas rare que certains titres plaisent également aux filles. Cela arrive surtout lorsqu’il s’agit de manga reprenant la thématique des comédies romantiques, comme par exemple Video Girl Ai.

Lecture conseillée : Hikaru no Go (ヒカルの碁) de Obata Takeshi – 23 tomes publiés en France (série terminée)
L’histoire se déroule dans le milieu du jeu de Go (jeu traditionnel japonais sur un damier avec des pierres blanches et noires). Ne vous fiez pas au thème qui peut sembler assez rébarbatif, le manga est juste génial et très prenant!

3- Shôjo (少女) – amourettes et magical girls pour jeunes filles

Les garçons ont le shônen, les filles ont le shôjo! Il s’agit du penchant féminin de la catégorie précédente. Le public visé va de la  pré-ado à la jeune adulte. Les thématiques sont également très larges : fantastique (Fushigi Yûgi), sport (Cynthia ou le rythme de la vie – Hikari no Densetsu en VO), comédie romantique (Fruit Basket), drame (Laura ou la passion du théâtre – Glass no Kamen en VO)…

Chez nous, la catégorie la plus connue est le domaine des Magicals Girls : ces petites filles qui peuvent se transformer en héroïne grâce à un artefact magique (style très populaire dans les années 80). Souvenez-vous! Gigi (Mahō no Princess Minky Momo en VO), Creamy, merveilleuse Creamy (Mahō no Tenshi Kurīmī Mami en VO), Susy aux fleurs magiques (Mahō no Aidoru Pasuteru Yūmi en VO), Vanessa et la Magie des rêves (Mahō no fairy Pelsia en VO)… Aujourd’hui, c’est Card Captor Sakura ou Chocola et Vanilla qui ont pris le relais.

Lecture conseillée: Georgie (ジョージィ!) de Izawa Mann et Igarashi Yumiko – 5 tomes publiés en France (série terminée).

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C’est tout pour cette semaine. Rendez-vous bientôt pour savoir quel manga offrir à des adultes!

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