Manger végétarien ou vegan au Japon

Je suis depuis plusieurs années végétarienne et cela m’a causée bien des tracas lorsque j’ai voyagé au Japon la première fois. Heureusement, j’ai fini par trouver des solutions pour manger végétarien ou même vegan au Japon !

1- Différences entre végétarisme et végétalisme

Pour ceux qui ne connaissent pas encore la différence, il existe plusieurs type de végétariens. De base, un végétarien ne mange aucun être vivant : pas de boeuf, de poulet, de porc, de mouton, de poisson, de fruits de mer, ainsi que tous les autres types d’animaux (pas d’agneaux, de veaux, d’insectes, de viandes exotiques comme de l’autruche). Certains végétariens excluent également les sous-produits animaux impliquant la mort de l’animal comme la gélatine de boeuf ou de porc, et la pressure animale que l’on retrouve dans les yaourts ou les fromages. Il y a ensuite les variantes. Certains végétariens mangent des produits laitiers et des oeufs (ovo-lacto), certains excluent les oeufs (lacto), d’autres les produits laitiers (ovo).

Les végétaliens ne mangent aucun être vivant comme les végétariens, mais excluent tous les sous-produits animaux. Ils mangent donc pas d’oeufs, de produits laitiers, de miel, de gélatine, de pressure animale…Les vegans sont des végétaliens, qui excluent également tous les produits animaux dans leur consommation au quotidien : pas de cuir, de laine dans les vêtements et les accessoires, pas de miel, de graisse animale, de lait dans les cosmétiques ou certains colorants, pas de zoo ou de cirque…

La difficulté au Japon n’est pas sur la viande ou les produits laitiers (quasiment inexistant dans la cuisine japonaise), mais sur le poisson qui est partout ! Voici comment s’en sortir.

2- Les plats à éviter dans la cuisine japonaise quand on est végétarien ou vegan

Il existe toute une série de plats qui sont de vrais pièges. La cuisine japonaise utilise un bouillon à base de poisson dans énormément de plats : le dashi à base de bonite. Le plat semble végétarien, mais il n’en est rien car il contient du dashi ! Il existe aussi des bouillons à base de carcasse ou de graisse animale.

Voici la liste des plats à éviter, ou pour lesquels vous devez poser la question sur sa composition :

  • La soupe miso (dashi de bonite)
  • Les ramens, même sans viande (bouillon de porc)
  • Les soupes de udon ou de soba, même sans viande (dashi de bonite, bouillon de porc ou de boeuf)
  • L’omelette tamagoyaki (dashi de bonite)
  • Les okonomiyaki (crêpes contenant du dashi de bonite dans la pâte)
  • Les tamago sushi (sushi avec omelette contenant du dashi)
  • Le mabodon (plat de riz avec tofu et porc)
  • Le hiyayakko (tofu glacé recouvert de bonites séchées)
  • Les zaru  soba (nouille froide qu’on trempe dans un sauce soja qui peut contenir du dashi)

Cette liste est non exhaustive, mais ce sont les plats les plus communs. Il peut y avoir en fonction des régions et des spécialités d’autres plats pièges, le dashi pouvant être partout.

3- Les plats à choisir dans la cuisine japonaise quand on est végétarien ou vegan

Heureusement, il existe des plats que vous pouvez choisir sans trop de problèmes. Ce seront vos amis lors de votre séjour au Japon.

Voici une liste non exhaustive :

  • soupe miso à base de dashi d’algues
  • ume onigiri (boule de riz à la prune salée)
  • kappa maki (maki au concombre)
  • maki à l’avocat
  • tempura de légumes
  • tsukemono (légumes marinés)
  • nouilles froides type zaru soba avec sauce sans dashi de bonite
  • okonomiyaki sans viande et sans dashi (nouilles grillées et choux en mode crêpe sur plaque chaude)
  • sekihan onigiri (boule de riz à l’azuki)
  • plats dans les tofu-ya (restaurant de tofu)
  • plats à base de natto (fèves de soja fermentées, à choisir sans thon)
  • plats à base de yuba (“peau de soja”)
  • korroke de légumes (beignet à base de pomme de terre ou de patates douces)
  • plats à base de konnyaku (konjac)
  • brochettes de légumes

Voilà de quoi vous aidez au Japon si vous êtes végétarien ou vegan ! Et pour les abonnés de la newsletter, bientôt la liste des restaurants ou des chaines pour manger végétariens ou vegan, ainsi que le vocabulaire à connaître !

Bon appétit sans cruauté !

Les 3 meilleures adresses pour acheter son matériel à bento

La semaine dernière, je vous parlais de restaurants où déguster d’excellents bento dans Paris. Cela vous a plu et vous désirez directement vous y mettre ? Excellente idée, mais il vous faut le bon matériel. Voici mes 3 adresses préférées pour se fournir en matériel pour bento. A vous les belles boites, les moules rigolos et autres ustensiles trop kawaii !

 

1-Manga Café V2 – le plus grand choix de bento

Voici pour moi la meilleure adresse sur Paris. Prix dans la norme, énorme choix de boites et d’ustensiles pour concevoir vos bentos, matériel de cuisine et livres de recettes. A ma connaissance, c’est la boutique qui propose le plus grand choix de matériel pour bento sur Paris.  C’est également une bonne adresse pour lire des mangas à l’heure, se fournir en bonbons japonais ou en matériel si vous êtes apprenti mangaka. Excellente nouvelle également, la boutique est ouverte l’après-midi le dimanche et les jours fériés.

Manga Café V2
9 rue Primo Levi, dans le 13e à Paris
Métro : Bibliothèque François Mitterand (Lignes RER C ou 14)
En semaine de 10h30 à 20h00
Le week-end et jour férié de 14h00 à 20h00

2-Komikku – les bento made in France

 

Voici une adresse que j’apprécie beaucoup. Kimokku est d’abord une librairie et une maison d’édition qui propose une très belle sélection de manga, mais également des livres en rapports avec le Japon, dont la cuisine pour bento bien sûr. La boutique a également un petit rayon bento avec des produits majoritairement de la marque Mon Bento (marque française de bento sans BPA et personnalisable).

Komikku
61, rue des Petits-Champs, dans le 1er à Paris
Métro : Pyramides (Lignes 7 ou 14)
Du mardi au samedi de 10h30 à 20h00
Le dimanche et le lundi de 12h30 à 19h00

3-Bento&Co – le bento sur le web

Pas sur Paris ? Aucun problème ! Voici un site web pour trouver votre bonheur, même si vous n’êtes pas sur la capitale. A la base, Bento&Co a une boutique directement à Kyôto, mais à développer un superbe site web entièrement en français ! Vous y trouverez absolument tout : des boite à bento, des moules, des gourdes, des plats spéciaux pour les soupes, de la vaisselle, des furoshiki pour emballer vos créations, des friandises et même un rayon papeterie. Le choix est  impressionnant et il est impossible de ne pas trouver la boite à bento de vos rêves !

Bento&co  : https://www.bentoandco.com/

Bon shopping de bento !

Les 3 meilleurs restaurants à bento de Paris

Les bento reviennent à la mode en ce moment ! Sains, pratiques, délicieux, cette boite à repas devient de plus en plus populaire dans Paris ! Vous n’êtes pas doué en cuisine et vous voulez en savourer ? Voici mes 3 adresses préférées pour déguster de délicieux bento ! C’est parti pour le top 3 !

1- Jujiya

Voici une adresse incontournable pour manger le vrai bento japonais ! Jujiya est une véritable institution dans le quartier. Vous pouvez choisir différents types de bentos, même végétarien, avec plusieurs types d’accompagnements comme des légumes marinés (tsukemono – 漬物), la fameuse salade de pomme de terre japonaise (délicieuse !), du tofu, des nouilles, du riz, des légumes cuisinés…le choix ne manque pas. Vous pouvez prendre à emporter, ou manger dans la salle mise à disposition à l’arrière de la boutique. Gros plus du lieux, vous avez pour chaque plat le détails de tous les allergènes contenus dans tous les préparations. Une excellente initiative !

Jujiya
46 rue  Ste-Anne, dans le 2e à Paris
Métro : Pyramides (Lignes 7 ou 14) ou 4 Septembre (Ligne 3)
Du lundi au samedi de 10h00 à 22h00
Dimanche et jour férié de 10h00 à 21h00
http://www.otodoke.fr/ 

2- Neo Bento

Ma découverte du week end dernier ! Voici une très bonne adresse  avec également une sélection de bento végétariens. Deux restaurants ont ouvert avec chacun un menu différent. On y trouve également une sélection de boissons à base de matcha, de thé japonais, et deux types de thé à volonté. Les desserts valent également le détour avec un excellent tiramisu au matcha ultra léger. J’ai particulièrement apprécié la purée de patates douces et l’oshinko (御新香 – légumes marinés). Vous pouvez passer sur leur page Facebook pour avoir accès au menu qui change toutes les semaines.

NeoBento – Poissonnière
58, rue du Faubourg Poissonnière, dans le 10e à Paris
Métro : Poissonnière (Ligne 7)
Du lundi au samedi de 9h00 à 18h00
http://neobento.com/

NeoBento – Marais
5, rue des Filles du Calvaire, dans le 3e à Paris
Métro : Filles du Calvaire (Ligne 8)
Du lundi au samedi de 12h00 à 18h00
Le dimanche de 12h00 à 16h30
http://neobento.com/

3- Nanashi

Voici une adresse que j’ai testé il y a quelque temps, mais que j’ai hâte de refaire ! Il s’agit d’une adresse de bento healthy, avec une touche japonisante dans les plats. Les portions sont assez light, je ne conseillerai donc pas à de gros mangeurs, mais pour les petits appétits comme moi, c’est parfait en terme de quantité. J’y ai goûté un délicieux dessert à base de sésame noir et un jus banane-matcha à tomber. Il existe également deux restaurants, assez prisés à la pause déjeuner. Pensez à venir en horaires décalés !

Nanashi – Charlot
57 rue Charlot, dans le 3e à Paris
Métro : Filles du Calvaire (Ligne 8)
Du lundi au mercredi de 12h00 à 15h00 & de 20h00 à 23h00
Le jeudi et le vendredi de 12h00 à 15h00 & de 19h30 à 23h00
Le week-end de 12h à 16h00 et de 19h30 à 23h00
http://nanashi.fr

Nanashi – Paradis
31 rue de Paradis, dans le 10e à Paris
Métro : Poissonnière (Ligne 7)
En semaine de 12h00 à 15h00 & de 19h30 à 23h00
Le samedi de 12h00 à 16h00 & de 19h30 à 23h00
Le dimanche de 12h00 à 16h00
http://nanashi.fr

Bon appétit !

頂きます/いただきます/Itadakimasu

Yuri on Ice en live !

L’année 2016 a vu arriver sur les écrans japonais une série dont je suis assez fan : Yuri!!! on Ice (ユーリ!!! on ICE). Il s’agit d’une série sur le patinage artistique qui se concentre surtout sur la relation (très ambiguë) entre Katsuki Yūri (勝生 勇利) le patineur professionnel et son coach Victor Nikiforov.

La série a remporté énormément de prix, que ce soit sur la qualité de l’animation, le traitement de la relation entre les deux personnages principaux, ou pour son excellente musique. Mais qui dit patinage, dit chorégraphies ! Patton Chen, un patineur professionnel chinois, a reproduit le programme “In regards to Love: Eros” de Yūri. Cette vidéo est impressionnante, et permet de comparer  sa prestation avec la chorégraphie passant dans la série (et avec le making off et le bêtisier à la fin 🙂 )

ENJOY !

J’ai fait pour vous l’exposition Kimono – Au Bonheur des Dames au Musée Guimet

Cela faisait longtemps que je voulais aller au Musée Guimet et une occasion unique s’est présentée. Je suis allée à l’exposition Kimono – Aux Bonheur des Dames dont j’ai déjà parlé sur la Newsletter. Voici le bilan de ma visite.

Exposition au Musée Guimet jusqu’au 22 mai 2017

La première partie de l’exposition se concentre sur les kimonos anciens et le kosode (小袖 – ancêtre du kimono porté pendant l’ère Edo). J’étais assez surprise par la finesse des tissus (en terme d’épaisseur). Il faut savoir que la confection de kimono était très réglementée sur les étapes de fabrication, mais une grande liberté était laissée sur les matériaux. L’exposition propose donc des kimono en soie bien sûr, mais aussi en lin, en ramie, en coton ou en chanvre. Surprenant !

Kimono reprenant le motif d’une peinture.

 

Les motifs d’un kimono et la méthode utilisée dépends du statut social de celle ou de celui qui le porte.

 

Ce kimono extrêmement précieux aurait appartenu à une dame de haut rang. Nous pouvons le devinez à partir du tissu utilisé ou de la qualité des broderies cousues de fils d’or.

 

Les motifs utilisés représentent souvent des éléments de la nature comme les fleurs, les arbres ou les animaux.

Une autre partie de l’exposition est consacrée au kimono de mariage. C’est un événement important dans la vie de la femme japonaise, les objets et vêtements prévus pour l’occasion sont donc somptueux. Ils doivent refléter le pouvoir et l’influence de la famille de la mariée. C’est ma section préférée de l’exposition.

Voici un trousseau de mariée, appelé konrei dogu. Ici on retrouve une boite à maquillage, un plateau de jeu à encens, une coiffeuse, des boites à bijoux mais aussi un objet permettant de parfumer le kimono ! Tout est en laque noir et or avec un kamon (家紋 – sceau familiale) représentant les deux familles.

 

Pour le kimono de mariage, on utilise le blanc, le rouge, le bleu ou le noir (couleurs n’ayant pas du tout la même signification qu’en Europe). On rajoute ensuite des motifs porte-bonheur comme le prunier, le pin, le bambou, la grue, ou la tortue.

La partie suivante propose une série d’accessoires liés au kimono, comme les obi (帯) qui servent à fermer le kimono, ou des décorations pour les cheveux.

Des kushi (櫛 – peigne) pour mettre dans les cheveux. Pendant longtemps, la japonaise avait les cheveux lâchés. Puis les coiffures sophistiquées sont devenues à la mode, avec chignons et décorations dans la chevelure.

 

L’exposition propose aussi une très belle collection de piques à cheveux.

L’exposition se termine avec une projection que je conseille très fortement, des créations de la mode contemporaine inspirée du kimono, et le mouvement du japonisme en Europe. Nous avons droit à des vêtements des collections Kenzo ou même Yves Saint Laurent.

Manteaux inspirés du kimono de chez Kenzo

Vous n’avez ici qu’une toute petite partie de tous les kimono présentés. L’exposition est très instructive et les pièces superbes. Vous devez compter 1h00 à 1h30 pour faire toute l’exposition sans rien oublier.  J’ai beaucoup aimé la zone mariage et accessoires. Victime de son succès, le livre retraçant l’exposition était en rupture de stock à la boutique du musée (qui mérite aussi le détour). Vous pouvez cependant commandé le livre via le musée, et le recevoir directement chez vous si vous désirez.

Une exposition à ne pas manquer !