La Fête des Poupées : 4 infos pour connaître le Hina Matsuri

Ce dimanche a eu lieu une fête traditionnelle que j’aime beaucoup : le Hina Matsuri (雛祭り). Chaque 3 mars, on organise la Fête des Poupées pour célébrer les petites filles. Voici comment cela se déroule.

Hina dan

1- La Fête des Pêches ou Momo no Sekku (桃の節句)

Hina Matsuri furisodeLa fête des pêches est l’autre nom du Hina Matsuri. On parle de fête des pêches car on considère que les fleurs de pêchers ont les qualités qu’une jeune fille doit avoir : grâce et beauté. C’est également début mars que les pêchers fleurissent, c’est un signe de longue vie dans la culture japonaise, et c’est tout ce qu’on espère aux jeunes filles de la maisonnée. A la base, la fête était plus célébrée par l’aristocratie, mais elle est maintenant fêtée par tous depuis la fin du XVIIIe siècle.

Aujourd’hui, si une famille a une petite fille parmi ses membres, une petite fête est organisée en son honneur. Cette dernière pourra revêtir un furisode (un kimono à manche très longue), recevra de petits cadeaux et ira se recueillir au temple shintô avec sa famille.

2- Préparation de l’alcôve aux poupées

Hina matsuri origamiMais on parle de fête des poupées car l’élément le plus significatif de cette célébration est la décoration préparée pour l’occasion avec des poupées appelées hina ningyô (雛人形). La famille va reproduire dans le tokonoma (床の間 – une alcôve dans la pièce principale de la maison) une court impériale de l’ère Heian (époque allant de 785/795 à 1185).

La disposition des poupées obéit à des règles. Sur la forme la plus sophistiquée (et également la plus chère), la reproduction s’étend sur les 5 étages, voir jusqu’à 7, d’une plateforme appelée hina dan (雛壇). On met sur le hina dan un tissu rouge qui servira de décor et qui est appelé dankake (段掛). Il faut savoir également que parfois, par manque de place ou à cause du prix, l’alcôve sera beaucoup moins décorée et pourra ne recevoir que des poupées en origami ou une statuette comme seule décoration.

3- La reproduction de la cour impériale de l’ère Heian

Hina Matsuri dairi binaUne fois le hina dan prêt, chaque étage reçoit ses poupées dans un ordre précis. Sur le premier étage, on place le couple impérial ou dairi bina (内裏雛). A gauche sera placé la poupée de l’empereur (お内裏さま – O-Dairi-sama) qui tient toujours comme objet rituel un saku (笏 – sceptre en bois plat d’origine chinoise). A droite, on place l’impératrice (御雛様 – Ohime-sama) qui tient comme objet un éventail. Derrière le couple impérial, on place un paravent doré appelé byôbu (屏風).

Sur le 2e étage, on place 3 dames de compagnie appelées San-nin Kanjo (三人官女) et qui tiennent un service à saké. Sur le 3e étage, nous avons un orchestre composé de 5 musiciens appelés Go-nin Bayashi (五人囃子). Chaque musicien tient un instrument, sauf la poupée centrale, qui est le chanteur et qui tient un éventail.

Sur le 4e étage, on retrouve deux poupées qui représentent deux ministres de l’empereur ou Daijin (大臣). Celui de droite représente un ministre plutôt jeune, alors que celui de gauche est une poupée faisant plus âgée. Les deux poupées tiennent un arc et des flèches comme objet symbolique. On place souvent entre ces deux poupées des offrandes, comme des gâteaux de riz appelés hishimochi (菱餅) en forme de losange. Le 5e étage regroupe les 3 dernières poupées représentant 3 samouraïs, protecteurs de l’empereur.

Si le hina dan comporte un étage 6 et 7, on retrouve des reproductions miniatures d’objets de l’époque : outils, carriole, vaisselle, petits meubles, palanquin… Aujourd’hui, ces poupées et décorations se transmettent dans la famille, mais à la base, on pensait que les poupées servaient de talismans qu’on allait brûler au temple pour protéger les filles de la maisonnée.

4- A boire et à manger

shirozakeEt pour compléter cette célébration, il est bien évidemment question de nourriture ! Lors du Hina matsuri, on déguste des arare (あられ – biscuits apéritifs qu’on consomme parfois dans les restaurants japonais, même en France). On mange des gâteaux comme le hishimochi qu’on donne en offrande, du Chirashizushi (ちらし寿司 – riz vinaigré avec du poisson cru).

En boisson, on consomme habituellement du shirozake (白酒 – saké blanc) qui est une boisson légèrement alcoolisée à base de riz fermenté. On boit aussi du amazake (甘酒) qui est un type de bière peu alcoolisée. Autre boisson populaire, le tôkashu (桃花酒) qui est un saké à base de pétales de pêchers.

J’avoue que j’aurais aimé avoir une fête équivalente en France. Pour information, cette fête est célébrée en Italie, grâce à l’ambassade du Japon, et à Hawai qui comporte une population importante de japonais.

Comment bien choisir ses nouilles japonaises

Dans la cuisine japonaise, en plus du riz, les nouilles sont incontournables. Six milliards de sachets de nouilles instantanées sont consommées chaque année au Japon ! Et en la matière, il y a le choix ! Soba, udon, somen, ramen, shirataki ou nouilles de riz, voici un petit panel de ce qui existe dans la cuisine nippone.

Nouilles

1- Les Sômen (そうめん)

SômenIl s’agit de nouilles blanches à base de farine de blé. Elles sont très fines et leur grand avantage est leur cuisson ultra rapide : 1 minute seulement ! On les consomme habituellement froide en été, dans un bouillon ou une soupe fraiche. Il existe une variante plus épaisse appelée Hiyamugi. Ce ne sont pas les nouilles que je connais le mieux. Je ne crois pas en avoir déjà consommer au restaurant, mais vous pouvez en trouver dans toutes les épiceries asiatiques.

 

2- Les Soba (そば)

SobaCe sont mes nouilles favorites. Elles sont à base de farine de sarrasin, très fines, de couleur brun-gris et plates. Elles ont un léger goût de noisette et sont sans gluten (attention, certaines marques mélangent farine de sarrasin et farine de blé). Ce sont les pâtes les plus consommées au Japon, et il existe des variantes et différents parfums : farine complète, au thé vert (oui! oui!), aux algues, etc… Elles peuvent se consommer froides sur un zaru (une grille en bambou pour égoutter les nouilles) ou chaude dans un bouillon. Pour passer dans une nouvelle l’année, ce sont des soba qui sont consommées.

3- Les Udon (うどん)

UdonVoici une autre catégorie de pâtes assez connue. Il s’agit de nouilles rondes et larges, assez élastique, et à base de farine de blé et de sel. Elles peuvent également se consommer chaude en soupe, ou froide en été. Généralement, les recettes possibles avec des Udon sont les mêmes qu’avec des Soba. Ce sont également des pâtes très populaires au Japon. J’avoue que c’est une catégorie qui j’aime beaucoup sous forme de soupe chaude en hiver. C’est très copieux, mais délicieux et parfait pour se réchauffer quand il fait froid.

 

4- Les Râmen (ラーメン)

RamenLes Ramen sont le nom d’un plat mais également des nouilles qui compose ce dernier. Il s’agit de nouilles importées de Chine au début du XXe siècle (les La Mian). Elles sont ondulées, de couleur jaune et plutôt fines. Ces nouilles sont faites à base de farine de blé, d’une levure spéciale, et parfois d’œufs. C’est ce type de nouilles qui est utilisé dans la confection du plat du même nom :  des pâtes dans un bouillon à base de poisson ou de viande, avec plusieurs ingrédients comme : du miso (préparation de soja fermenté), des légumes, des œufs mollets, des tranches de porc ou des algues. C’est également ces pâtes qu’on utilise dans les nouilles instantanées (les fameuses Cup O Noodles de la marque Nissin)

5- Les Shirataki (白滝)

ShiratakiCertaines vont se dire que c’est bien jolie toutes ces nouilles, mais ce n’est pas très régime. Et là, oh miracle de la cuisine japonaise, il existe des nouilles quasi-zéro calorie. Absolument ! Les japonais ont les shirataki  qui signifie cascade blanche. C’est du vermicelle de konjac, appelé konnyaku (蒟蒻) en japonais. Ces nouilles sont vendues au rayon frais, dans des poches d’eau. Elles sont transparentes la plupart du temps, mais peuvent être aussi aromatisées. Dans ce cas, elles peuvent être vertes, oranges ou jaunes. Le goût est assez neutre, même si je dois avouer, l’odeur n’est vraiment pas terrible quand on ouvre le sachet. Les shirataki ne font que 5 calories pour 100g ! Une aubaine !

6- Les Harusame (春雨)

HarusameAprès la cascade blanche, voici la pluie de printemps ! Les japonais sont décidément très poétiques en matière de nourriture. Ces nouilles sont faites à base de fécule de pommes de terre ou de patates douces, parfois à base de farine de riz ou de farine de soja. Elles se rapprochent énormément des nouilles coréennes appelées dangmyeon. Ces pâtes sont grises, blanches ou translucides. Elles sont sans gluten, même s’il faut vérifier l’étiquetage pour éviter les farines mélangées. Ces nouilles sont utilisées dans les salades, en friture, dans des soupes ou intégrées dans des rouleaux de printemps. Parfait quand on a envie de fraicheur.

Voilà donc un résumé des grandes catégories de nouilles japonaises. Il faut savoir qu’il existe encore des dizaines d’autres familles de nouilles, chaque région ayant ses spécialités locales. J’espère que ce panorama aura piqué votre curiosité et que vous allez tester ces nouilles, toutes délicieuses. Et pour finir, une pub très connue de la marque de nouille Nissin 😉

3 adresses pour trouver des objets japonais sans se ruiner

Que vous soyez fan du Japon ou que vous deviez trouver un cadeau, il existe des adresses dans Paris pour trouver de beaux objets qui viennent directement du Japon ou qui s’inspirent très largement de l’artisanat japonais. Pour ne pas se ruiner, voici trois adresses au j’aime beaucoup.

Cadeau Japon

1- Cadeau-Ya

Voici une petite adresse que j’aime beaucoup. La boutique n’est pas très grande, mais la demoiselle qui tient la boutique est charmante et toujours prête à vous aider à trouver l’article de vos rêves. Ici on trouve du traditionnel. Les must de la boutique : les objets à base de tissu de kimono, la vaisselle et les furoshiki (tissus pour emballer des objets). Cette boutique est mon fournisseur officiel de baguettes ! Ici, c’est du 100% japonais.

CADEAU-YA – 28, rue Sainte-Anne, dans le 1er à Paris
Métro : Pyramides (Ligne 7 ou 14)
Ouvert du mercredi au samedi de 12h30 à 14h30 et de 15h30 à 19h00

2 – Soleil d’Asie

Cette boutique dans le quartier asiatique n’est pas tenue par des japonais, mais on y fait de très bonnes affaires. On y trouve de petites statuettes et surtout de la vaisselle ! Bols, baguettes, plateaux, tasses à des prix très attractifs. Faites attention où vous mettez les pieds ! Il y a de la vaisselle partout, même au sol…Impossible de ne pas trouver son bonheur.

SOLEIL D’ASIE – 130 Rue de Tolbiac, dans le 13e à Paris
Métro : Tolbiac (Ligne 7)
Ouvert du lundi au dimanche de 9h00 à 12h00 et de 14h00 à 18h00

3- Kim Thanh

Attention, voici une super adresse ! Installée en plein dans le quartier asiatique, on y trouve de très beaux objets venant directement du Japon. Je vous conseille d’y aller si vous cherchez des boites à bento, des boites à thé, des kokeshi ou des kimmidoll, ou des services à thé. On y trouve aussi des articles chinois.

KIM THANH – 69 avenue d’Ivry, dans le 13e à Paris
Métro : Maison Blanche (Ligne 7) ou Porte d’Ivry (Ligne 7 ou Tram T3)
Ouvert le lundi de 13h00 à 19h00, du mardi au jeudi de 10h30 à 13h00 et de 14h00 à 19h00, le vendredi de 10h30 à 13h00 et de 14h00 à 20h00, le samedi de 10h30 à 20h00 sans interruption.

Bon shopping !

Besoin d’une ronronthérapie ? Allez dans un neko café !

Cela fait deux semaines que je suis totalement débordée au travail. J’avoue qu’en cas de pétage de plomb sur un dossier, j’adorais, à défaut d’emmener avec moi mes deux chats, avoir près de mon lieu de travail un bar à….chat ! Mais qu’est-ce donc ?

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Si seulement je pouvais emmener mes minettes partout avec moi !

Il faut savoir qu’au Japon, la place manque cruellement, il est donc difficile d’avoir un animal de compagnie avec soi. Pas de problème ! Pour permettre aux Japonais d’avoir un peu de compagnie et bénéficier de ronrons bienfaisants, il existe des bars ou des cafés, où vous payez une boisson et le droit d’être entouré de chats. Vous pouvez les sélectionner sur un catalogue qui contient leurs caractéristiques : âge, race, tempérament, aliment préféré… Ensuite, vous pouvez leur donner à manger, les caresser, les prendre en photo ou jouer avec eux. Mais pour des raisons d’hygiène et de sécurité, vous devez vous désinfecter avant de rentrer dans le bar, et dans certains bar, vous ne pouvez pas prendre les chats dans vos bras. Cela coûte dans les 500 yens la demi-heure ou 800 yens de l’heure (en gros moins de 10€ de l’heure). Voici donc une attraction totalement dingue à faire si vous allez au Japon !

Les 5 erreurs à ne pas commettre lorsqu’on apprend le japonais !

Cela fait 4 ans que je fais du japonais et ce n’est pas tous les jours faciles. En dehors du fait qu’on doit tout revoir, écriture et lecture comprises, on est quand même face à une langue qui fonctionne à l’opposé de ce que nous connaissons. Mon premier article parle d’ailleurs des “bizarreries” que vous allez rencontrer lors de votre apprentissage. N’étant pas étudiante de japonais à plein temps, j’ai essayé de travailler sérieusement mes cours et mes devoirs, mais sans trop savoir quelle méthode de travail adopter. Je m’aperçois maintenant que j’aurais dû faire certaines choses autrement. Voici donc les 5 erreurs que vous devez éviter lorsque vous apprenez le japonais.J'apprends le japonais

1- Ne pas apprendre TRÈS régulièrement son vocabulaire

Erreur monumentale de ma part. Je pensais que comme l’anglais (ahahah naïve que j’étais), je pourrais intégrer le vocabulaire au fur et à mesure, même si je n’avais réussi à connaître tout le vocabulaire de la leçon précédente. Je pensais que ça finirait bien par rentrer. Sauf qu’en japonais, l’orthographe est parfois hasardeuse (surtout au niveau des termes en katakana), le vocabulaire est rempli d’homonymes, et impossible de se raccrocher à un mot connu, ou à un moyen mnémotechnique. Ce sera du par cœur et de la révision, et c’est tout ! Vous n’aurez pas le choix. Astreignez-vous à revoir votre vocabulaire le plus souvent possible. Si vous ne le pratiquez pas au quotidien, vous oublierez (et confondrez) tout !

2 – Ne pas se faire de fiches de révisions sur les verbes et les adjectifs

Les verbes et les adjectifs se conjuguent en japonais. Mais il n’y a pas que la conjugaison, il y a aussi le degré de politesse. Ainsi, vous allez devoir apprendre à transformer les verbes en fonction du contexte, de la personne à qui vous parlez, et du temps. Cela fait beaucoup de forme à apprendre, même si certaines sont des combinaisons. Il y a 3 groupes de verbes avec des formes plus ou moins régulières. Vous pouvez ajouter à cela le fait que certains adjectifs se comportent de la même façon, qu’il existe deux groupes d’adjectifs, et que ceux-ci ne se conjuguent pas pareil. On finit vite par se mélanger les pinceaux. Un seul conseil dans ce cas : faites vous des fiches pour vous y retrouver !

3- Acheter un dictionnaire dans l’ordre alphabétique européen

Celui qui fait ça n’a plus qu’à aller se flageller en place public ! Quand vous apprenez vos kanas, vous devez apprendre le syllabaire dans l’ordre : A, I, U, E,O, KA, KI, KU, KE,KO…etc Pourquoi ? Parce que vous aurez l’air fin en ne retrouvant rien dans un dictionnaire japonais-japonais, si vous cherchez un livre en librairie, ou un CD en boutique. L’ordre de classement japonais n’a rien à voir avec le notre. Rendez-vous service : prenez un dictionnaire dans l’ordre japonais, il n’est jamais trop tôt pour s’y mettre ! Grâce à l’apprentissage de l’ordre de classement japonais, je peux m’y retrouver dans les rayons d’un magasin, lire un catalogue, consulter un dictionnaire, ou trouver ma chanson dans un listing de karaoké (oui je sais, c’est totalement indispensable).

4- Apprendre les kanji sans les intégrer dans un mot

Voici ma plus belle boulette en la matière (oui, j’ai honte). Au début j’apprenais juste le tracé, la prononciation en version japonaise (kun) et en version chinoise (on), ainsi que la traduction. TOUT FAUX ! Les versions”kun” des kanji sont faciles à retenir car il s’agit du caractère dans son sens premier, c’est du vocabulaire simple la plupart du temps. Mais pour retenir la lecture “on”, c’est le type de lecture lorsque deux kanji se suivent, ne pas intégrer le caractère dans un mot n’a pas de sens. C’est comme si au lieu de retenir un mot de vocabulaire, vous n’appreniez qu’une syllabe. Cela n’a pas de sens, c’est inutilisable et on ne retient pas mieux. Je vous conseille donc fortement d’apprendre pour chaque kanji, un mot avec une lecture “kun” et un mot en lecture “on”. Cela vous permettra ensuite d’intégrer ses nouveaux kanji dans des phrases plus rapidement, et d’élargir votre vocabulaire.

5- Ne pas s’entraîner à l’écoute

Le plus difficile pour moi, ce sont les exercices d’écoute ! Cela va trop vite, je ne reconnais rien, et au final je ne comprends pas lorsqu’on me parle. Le mieux est d’acheter CD et DVD et de se les passer en boucle dans votre lecteur MP3. J’avoue que ce dernier point varie selon les personnes. Si vous apprenez le japonais sur place, vous n’aurez pas à gérer ce problème. Mais j’ai remarqué que mes camarades de classe avaient, en générale, les mêmes difficultés que moi dans ce domaine. Pour ce qui concerne l’écoute d’anime et de chanson de J-pop, attendez d’avoir étudié le style neutre avant de commencer. Le vocabulaire étant différent du style poli de base, qui est celui que vous apprenez en premier, vous ne comprendrez pas grand chose.

Avec ses quelques points, vous devriez bien vous en sortir.

Bon courage! がんばって! (Ganbatte)